| Chers voisins,
Au cours des deux dernières semaines, notre communauté a dû endurer une immense agonie, de l'épuisement et de la frustration. Il n'y a pas de mots qui peuvent décrire avec précision ce que notre communauté a traversé. Pour les résidents du centre-ville d'Ottawa, cela continue d'être une expérience horrible.
Cela a duré trop longtemps. Et comme l'a dit le Premier ministre : occuper les rues, harceler les gens et enfreindre la loi n'est pas une manifestation pacifique. Les résidents continuent d'avoir de la difficulté à dormir, et les travailleurs et les entreprises restent encore une fois durement touchés.
Il a été clairement établi que la capacité des forces de l'ordre locale à faire appliquer efficacement la loi pose de sérieux problèmes. C'est pourquoi le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d'urgence pour donner à la police plus d'outils pour mettre fin aux occupations et aux blocages.
Cela signifie que la portée de ces mesures sera limitée dans le temps, géographiquement ciblée, raisonnable et proportionnée aux menaces. La Loi servira à renforcer et à soutenir les organismes d'application de la loi à tous les niveaux partout au Canada.
La Loi sur les mesures d'urgence : 1) donnera plus d'outils à la police, 2) renforcera la disposition de la police à infliger des amendes et des peines d'emprisonnement, 3) désignera, sécurisera et protégera les lieux et infrastructures critiques, 4) garantira que les services essentiels soient fonctionnels, 5) interdira l'utilisation de biens pour appuyer les blocages illégaux et 6) permettre à la GRC d'appliquer les règlements municipaux et les infractions provinciales au besoin.
Ce que nous ne faisons PAS avec cette loi, c'est de l'utiliser pour faire appel à l'armée, outrepasser la Charte des droits et libertés, limiter la liberté d'expression ou limiter la liberté de réunion pacifique.
La Loi sur les mesures d'urgence n'a pas été utilisée auparavant, mais elle existe pour une raison. Invoquer la Loi sur les mesures d'urgence n'est jamais la première chose que le gouvernement devrait faire, ni même la seconde. La loi doit être utilisée avec parcimonie, en dernier recours.
À l'heure actuelle, la situation nécessite des outils supplémentaires qui ne sont détenus par aucune autre loi fédérale, provinciale ou territoriale. Aujourd'hui, dans ces circonstances, il est maintenant clair que le leadership responsable nous oblige à le faire.
Nous utilisons la Loi sur les mesures d'urgence pour assurer la sûreté et la sécurité des résidents du centre-ville d'Ottawa, qui sont sous occupation illégale depuis plus de deux semaines. Notre communauté mérite de vivre en paix.
Salutations, |